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lundi 13 juillet 2020

Nous Autres - Evgueni Zamiatine 1920

"On nous attacha sur des tables pour nous faire subir la Grande Opération. Le lendemain, je me rendis chez le Bienfaiteur et lui racontai tout ce que je savais sur les ennemis du bonheur. Je ne comprends pas pourquoi cela m'avait paru si difficile auparavant. Ce ne peut être qu'à cause de ma maladie, à cause de mon âme." 

Ainsi parle D-503, un homme des siècles futurs. Il vit dans une société qui impose fermement l'Harmonie sous la direction du guide.
Or D-503 qui participe activement à l'expansion de cette organisation à l'échelle interplanétaire en arrive à l'autocritique, à la dénonciation, au rééquilibrage psychique. C'est en 1920 que le Soviétique Eugène Zamiatine a conçu cette politique-fiction. Il y aborde, pour la première fois, les mécanismes de l'Utopie au niveau existentiel. Jusque-là, tous les organisateurs de sociétés futurs, sous la bannière de Platon et de saint Thomas More, se contentaient d'une description monomaniaque de leurs structures.
Zamiatine introduit l'homme vivant dans ces souricières. La porte poussée, Aldous Huxley et George Orwell vont s'engouffrer dans le corridor. Quel extraordinaire prophète que ce Zamiatine, écrivain, mathématicien et ingénieur. Il y a soixante ans, la dissidence n'était pas encore une maladie mentale traitée à l'halopéridol. Le règne du père génial de tous les peuples, Staline, et de ses épigones n'avaient pas commencé.
Et les pieux des camps de rééducation n'étaient pas encore systématiquement plantés. Pourtant, le ver était dans le fruit, et même à cette époque pas encore totalement occultée, l'ouvrage ne fut pas publié. L'oracle Zamiatine scrutant les brumes de l'Histoire de demain pousse un hurlement solitaire. Lui-même, en nos temps de surdité, condamné au silence et à l'exil, étouffé par l'angoisse, mourra à Paris, en 1937, à l'âge de 53 ans.

Aux éditions Gallimard.

L' Atlantide - Pierre Benoit 1919

Au cours d'une exploration dans le Sahara, deux officiers français, André de Saint-Avit et Jean-Marie-François Morhange sont capturés et se retrouvent dans un palais merveilleux, un véritable paradis terrestre. Ils apprennent alors qu'ils sont prisonniers d'une femme, la reine, la sultane, la souveraine absolue du Hoggar, Antinéa, petite-fille de Neptune, la dernière descendante des Atlantes, et que, dès qu'ils l'auront vue, ils renieront tout pour elle, famille, patrie, honneur... Roman plein de péripéties, à l'atmosphère mystérieuse et envoûtante, dans un décor de complet dépaysement, L'Atlantide, Grand prix du Roman de l'Académie française, consacra de façon éclatante le talent de Pierre Benoit qui venait d'obtenir un énorme succès avec son premier ouvrage, Koenigsmark.

Editions du Livre de poche.

mercredi 8 juillet 2020

Quinzinzinzili - Régis Messac 1935

Bien sûr, cela fait des décennies que la littérature nous annonce l’anéantissement de la race humaine, notre capacité à nous détruire ne se discutant plus. Beaucoup de livres pour un sujet aussi crucial, mais dans le lot peu de chefs-d’œuvre…

Quinzinzinzili, ce roman au titre improbable, est pourtant de ceux-là, ses rares lecteurs n’en démordent pas, qui s’étonnent toujours de son ironie visionnaire, de son pessimisme halluciné et de ses trouvailles géniales. Publié en 1935, il a été imaginé par Régis Messac (1893-1945), considéré comme l’un des précurseurs du genre, et nous entraîne après le cataclysme, à la suite du dernier des adultes, témoin stupéfait de la renaissance du genre humain : sous ses yeux désabusés, un groupe d’enfants réinvente une Humanité dont l’Histoire a disparu. Et Messac, qui sait que la Civilisation est mortelle, nous offre le spectacle d’une poignée de gosses en train de lui régler son compte…

Stupéfiant, Quinzinzinzili renaît et devrait susciter l’admiration de ceux qui croient davantage aux vertus des Lettres qu’à celles de l’Homme.

Aux éditions de l'Arbre Vengeur.

Le roc d'or - Théo Varlet 1927

Alors que la France des années vingt pleure sa grandeur ruinée, un événement mystérieux plonge le pays dans une série d’épisodes à même de durablement redorer son blason terni. Une inexplicable tempête dans l’Atlantique et la rumeur qu’une île y serait apparue détournent de son but l’équipage d’un navire français : au milieu de l’océan, il découvre avec stupéfaction qu’un gigantesque astéroïde composé de fer et d’or offre ses richesses inouïes aux heureux découvreurs. À condition d’en garder le secret…

Roman maritime qui mêle, à coup de rebondissements habiles, intrigue aventureuse et amoureuse, évocation saisissante du monde de l’argent et anticipation inspirée, Le Roc d’or est une superbe pépite de la littérature Art déco. Fable sur la soif de ce métal qui rend fou, elle brille d’un éclat singulier en notre siècle où l’on semble toujours guetter du ciel une éblouissante solution à l’interminable crise… Avec Théo Varlet, c’est l’art de Jules Verne, Stevenson et Wells conjugué au style le plus brillant de l’avant-guerre. Et une valeur sûre dans votre bibliothèque…

Aux éditions de l'Arbre Vengeur.

L'homme- fourmi - Han Ryner 1901

On ne se méfie pas assez des fées, surtout celles qui errent dans les landes désertes et ont tôt fait de vous transformer en fourmi si vous acceptez de les prendre au sérieux. C’est cette aventure hors du commun que le héros de ce livre, tout d’abord incrédule avant de céder à l’émerveillement, va vivre pendant une année. Projeté dans l’univers d’une fourmilière, il découvre la grandeur d’une espèce minuscule dont, revenu au triste monde des hommes, il peinera à traduire les beautés, les intelligences et les héroïsmes.

Sur un thème qui inspirera des auteurs plus ou moins fameux, Han Ryner le premier a imaginé une remarquable et passionnante plongée, vibrante de poésie. Il a surtout cherché « un prétexte à blâmer nos orgueils, à nous qui par les sens, sommes inférieurs à tant d’animaux, à nous qui souvent croyons tout savoir et dont l’intelligence très probablement doit errer magnifiquement parmi une foule d’erreurs insoupçonnées ».

Une leçon de littérature en même temps qu’une leçon de vie. Et un roman inoubliable.

Aux éditions de l'Arbre Vengeur.

Le bacille - Arnould Galopin 1928

Le terrorisme n’est pas né d’hier.

Arnould Galopin non plus qu’on a oublié alors qu’il fut tant lu avant-guerre. En 1928, cet écrivain fécond délaissa les romans d’aventure, les pastiches de Conan Doyle et les feuilletons à rebondissements qui faisaient son succès pour imaginer une étrange histoire, mélange de roman social et de récit psychologique mâtiné d’anticipation. Martial Procas en est le héros. Ce brillant scientifique comblé de talent et d’amour découvre le revers infernal de notre civilisation policée quand une de ses expériences le condamne à la difformité et la différence. Relégué, exclu, maltraité, cet homme intelligent qui n’aspire plus qu’à la paix des malheureux va découvrir la tentation de la vengeance et inventer le terrorisme biologique.

Fable mordante, satire corrosive sur la sottise grégaire, Le bacille répand encore ses germes pessimistes. Il nous rappelle aussi les vertus et les plaisirs du bon roman populaire.

Aux éditions l'Arbre Vengeur.

L'homme truqué - Maurice Renard 1921

Les gendarmes découvrent le cadavre du Dr Bare, tué lors d’un guet-apens. Pour comprendre les raisons de ce meurtre apparemment sans mobile, un carnet laissé par la victime permet aux enquêteurs de décrypter l’incroyable mystère auquel la victime a été confrontée. Un an plus tôt, un poilu de 14, dont le nom figure pourtant sur le monument aux morts, est revenu incognito dans sa ville, animé par une terreur que son ami médecin va peu à peu comprendre. Capturé par les Allemands, il a servi de cobaye pour une expérience scientifique : il est désormais un homme truqué… mais aussi un homme traqué qu’il va falloir essayer de sauver.

Suspens scientifique, réflexion poétique et angoissante, écho littéraire de la Grande Guerre dont il est un des textes les plus singuliers, ce court roman de Maurice Renard confirme l’indéniable singularité et le style imparable de l’un des grands noms du fantastique français.

Aux éditions de l'Arbre Vengeur.

Un homme chez les mircobes - Maurice Renard 1928

Le jeune Fléchambeau, soucieux de perdre quelques centimètres pour rassurer ses futurs beaux-parents républicains qui jugent ce royaliste trop grand pour leur fille, teste un procédé pour le moins instable qui va le conduire dans le monde de l’infiniment petit. C’est un véritable pays que découvre stupéfait ce voyageur malgré lui devenu un microbe, un territoire où vivent trois espèces désespérément semblables aux Hommes : destructrices, avides et guerrières.

Ironique, cinglant, Maurice Renard parodie le roman bourgeois en le trempant d’anticipation, et interroge avec malice la place dans l’univers de l’être humain, cet être formidablement vaniteux qui s’en croit le centre.

Un feu d’artifice de drôlerie qui malmène l’esprit de sérieux, pas le moindre des défauts de nos concitoyens, grands et petits…

Aux édtions de l'Arbre Vengeur.

Le nuage pourpre - M.P Shiel - 1901

Adam a conquis le Pôle Nord en solitaire, conscient cependant d’avoir déréglé l’ordre du monde. A son retour, il réalise que lui seul a été épargné par l’immense nuage pourpre qui est passé en détruisant l’humanité. La Terre est désormais silencieuse, comme figée. Les traces de l’homme y sont partout, vaines, innombrables. En découvrant ce monde qu’il arpente, l’ultime survivant va tenter de donner un sens à sa présence absurde, semant pendant des années, tel un démiurge fou, un feu dont il espère la lumière. Mais au cœur de cet Eden infernal l’attend la chance d’une rédemption…

Imaginé en 1901, ce roman post-apocalyptique hallucinant qui égale les chefs d’œuvres de Wells, n’a aucun équivalent dans la littérature mondiale. M.P. Shiel y déploie un art baroque de la démesure qui laisse pantois son lecteur plus d’un siècle après sa sortie.

Un classique visionnaire du roman de science-fiction.

Aux editions de l'Arbre Vengeur.

L'oeil du purgatoire - Jacques Spitz 1945

Il n’aurait pas dû dire qu’il se fichait de tout…car il devenait ainsi, à son corps défendant, le cobaye idéal pour l’expérience terrible d’un savant fou persuadé que son invention permettrait de « voir le futur ». Ayant subi l’inoculation dans l’œil d’un bacille qui actionne la capacité à entrevoir ce qu’il va advenir des gens et des choses, notre malheureuse victime va plonger dans un cauchemar éveillé quand la physique va s’emballer et le projeter dans un monde à venir sans cesser d’être dans la présent. À partir d’un postulat délirant Jacques Spitz brode une histoire saisissante où l’on retrouve mêlées ses qualités d’invention et son style remarquable. Un grand livre de l’anticipation à la française de l’avant-guerre.

Aux éditions de l'Arbre Vengeur.

L'homme qui s'est retrouvé - Henri Duvernois 1936

Le lent naufrage de la vieillesse n’est pas avare de tortures. Parmi les plus vives, celle de la mémoire qui vous impose le souvenir de vos erreurs, de vos fautes et de vos renoncements : si le sage que l’on est devenu pouvait conseiller l’orgueilleux qu’on a été…

Face à l’impuissance de la science, la littérature peut tout se permettre. Grâce aux ressources du roman d’anticipation, Henri Duvernois, célèbre auteur d’avant-guerre, a imaginé la plus improbable et la plus incroyable des rencontres. Son héros, bourgeois argenté et désabusé que son âge encourage à tous les risques embarque dans un voyage interstellaire qui va le conduire… quarante ans plus tôt. Lui est ainsi offert le miracle de découvrir le jeune homme qu’il fut et de l’aider de ses conseils. Mais la jeunesse se moque bien des leçons de sagesse, d’où qu’elles viennent.

Roman fantastique et psychologique tout à la fois, L’homme qui s’est retrouvé est un étonnant pari littéraire, aussi réjouissant qu’inattendu.

Aux éditions de l'Arbre Vengeur.

La mort du fer - Serge Simon Held 1931

Surgissant au Nord de la France, la maladie bleue s’attaque aux métaux qu’elle détruit impitoyablement et se répand dans l’Europe avant de gagner le monde entier. Engendrant un chaos sans nom qui révèle les pires penchants de l’espèce humaine, cette apocalypse inattendue va réveiller une humanité endormie, la pire qui se déchaîne, et la meilleure qui va trouver une occasion de rédemption. Politique, satirique, saisissant dans sa peinture des mœurs et des comportements, La mort du fer impressionne par sa capacité à nous emporter dans une fable réaliste et sa volonté de nous édifier sans cesser d’être littéraire. Un petit chef-d’œuvre inconnu du roman d’anticipation.

Aux éditions de l'Arbre Vengeur.

Un mois sous les mers - Tancrède Vallerey - 1933

“Ne sommes-nous pas récompensés de nos efforts ? Avons-nous été fous de braver la sottise des hommes ? De mépriser la haine et la calomnie ? Ce que vous voyez-là n’est sans doute que la frontière d’un immense royaume sous-marin... un royaume que nous allons visiter ensemble, dont nous allons emporter des photographies, dont nous ferons la description dans notre journal de route et que demain nous révélerons aux physiciens modernes.

Un mois sous les mers de Tancrède Vallerey, constitue un fort bel exemple de la vivacité de la littérature populaire française de l’entre-deux-guerres. Paru en 1933, il démontre avec suspense et une propension à l’émerveillement peu commune que la science-fiction existait en France, sous sa forme actuelle, sans référence obligée à un genre que les Américains s’approprièrent. Les références de Vallerey, ce sont plutôt les récits de Rosny aîné et ceux d’H. G. Wells, donc une tradition spéculative bien européenne — mais le sense of wonder est bien là. Narrant les péripéties d’un voyage, non pas dans les grands fonds marins mais bien en-dessous, ce texte faussement linéaire surprend par sa modernité et son implacable mécanique, qui embarque imperceptiblement le lecteur vers une conclusion digne des plus grands classiques.

Aux Moutons Elelctriques.

L'ombre, le gentleman des ténèbres - Marcel Mahaut 1931

Trésor russe, péril jaune, passages secrets, gangsters et hommes de l'ombre…

Juste avant le début de la Deuxième Guerre mondiale, une étrange collection fit son apparition : la collection "Aventures", qui présentait des héros encore inconnus du public français... Bill Banco, Franck Sauvage, Pistol Pete et, sans doute le plus mystérieux d'entre ces aventuriers, L'Ombre ! Adaptations de pulps américains, ces romans provenaient du fonds Street and Smith mais sans crédits ni d'éditeur ni d'auteur d'origine, et attribués  pour ce qui est de L'Ombre, au toujours inconnu Marcel Mahaut.

Retrouvez dans ce volume Le Disque chinois et Le Regard sans visage, romans adaptés des deux premières aventures de The Shadow, le vengeur masqué de Maxwell Grant, datant de 1931 pour les textes originaux, dans la version signée par Marcel Mahaut (traductions révisées). Avec deux essais de Francis Saint-Martin, sur l'historique du Shadow et sur l'histoire de cette collection, une préface par Michel Pagel et un addendum par Xavier Mauméjean.

Toto Fouinard - Jules Lermina 1908-1909

Enquêteur à la fois modeste et surdoué, Toto Fouinard est le type même du détective privé débrouillard et en remontant aux forces de l'ordre officielles. Et par le talent littéraire de Jules Lermina, c'est bien plus qu'un roman-feuilleton qui est redécouvert ici : c'est un véritable chef-d'œuvre injustement méconnu du roman policier, une pièce maîtresse du genre datant de 1908-1909, qu'il était plus que temps d'exhumer.

Paru aux Moutons Electriques.

Zigomar - Léon Sazie 1910-1912

Tomes I à V, parus aux Moutons Electriques :

Le tout Paris est en effervescence, la Une des journaux est dans toutes les têtes, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre : on a assassiné le banquier Montreil ! Montreil ! L’un des acteurs les plus éminents de la haute société parisienne.

Devant le drame, c’est Paulin Broquet, l’estimé agent de la Sûreté, qui prend l’enquête en mains. Mais il est des questions dont nul ne voudrait avoir la réponse. Car ce matin n’est pas qu’un sordide fait divers, c’est un commencement. C’est l’instant où le mal étire ses ailes, le moment où Zigomar, le maître invisible, sort de l’ombre et dévoile au grand jour son génie criminel. Et des hôtels particuliers les plus huppés aux égouts de la capitale, nul ne sera à l’abri. Car ce sont la mort et la maladie qui marchent sur les pas de Zigomar.






dimanche 5 juillet 2020

Une femme dans la lune - Théa Von Habou 1928

Financé par un puissant groupe bancaire international, Wolfgang Hélius décide de s'envoler vers la Lune à bord d'un astronef révolutionnaire de son invention.
Accompagné par quelques audacieux compagnons, parmi lesquels le Professeur Manfeld, bien décidé à vérifier sa théorie sur la présence massive d'or sur la Lune, Frida Velten et son fiancé, l'ingénieur Jean Windegger, ils y découvriront, à l'issue d'un voyage incroyable et mouvementé, bien plus qu'un simple gisement du précieux métal, bien plus que ce à quoi ils
pouvaient s'attendre...

Les espions - Théa Von Harbou 1929

Disposant de la technologie, d'informateurs et de taupes, Haghi mène une secrète activité à la tête d'une organisation internationale d'espionnage. L'agent No. 326 a pour mission de mettre à jour ce cercle, mais il tombe sous le charme de l'espionne russe, Sonya.












On vole des enfants à Paris - Louis Forest 1909

« Le 25 Juin 1906, les lecteurs du "MATIN" purent lire à la deuxième page de ce grand journal le sensationnel reportage qui suit : 
On vole des enfants à Paris On en vole tous les jours . 
On les vole sur les grands boulevards, dans les rues les plus passantes. 
On en a volé boulevard Montmartre, rue Caumartin, rue Royale, rue Racine, avenue Niel, passage des Panoramas, cité Rougemont. On les vole en plein midi, avec une audace diabolique, avec une adresse 
stupéfiante. On les vole sous le regard des mères les plus attentives. 


Et ceci n'est pas un de ces contes dont frissonnait notre enfance, une histoire à secouer de cauchemars les nuits des tout petits. C'est la réalité la plus vraie, celle que nous vivons. » La police, incapable de faire la lumière sur cette affaire, c’est une commission d’enquête scientifique qui va prendre les choses en main. Elle est dirigée par le célèbre chirurgien allemand le docteur Flax… Mais est-il réellement le bienfaiteur de l’humanité qu’il prétend être?

samedi 4 juillet 2020

L'androgyne - André Couvreur 1922

Le professeur Tornada métamorphose un peintre parisien, Georges Sigerier, en femme. Prisonnier de ce nouveau corps qu’il apprend à découvrir, il renoue des liens avec Rolande, son ancienne maîtresse. Il se confronte à l’impossibilité de lui révéler son opération, mais en profite pour approfondir la vérité de ses sentiments.